Absent des pelouses internationales depuis 2021, Ibrahima Camara, alias Koéman, n’a pas tiré un trait sur le Syli national. Le milieu de terrain de Boavista nourrit toujours l’ambition de défendre les couleurs de son pays natal. Il s’est confié à notre rédaction lors d’une interview, déclarant son attachement indéfectible aux Rouge, Jaune et Vert.
Une fidélité à toute épreuve
« Porter le maillot de l’équipe nationale, c’est une fierté pour tout jeune footballeur guinéen. Ce sera toujours un plaisir pour moi de représenter ma nation, je l’ai toujours dit. Je porte la Guinée dans mon corps, c’est pour toujours. J’ai grandi en étant supporter des équipes de Pascal, je partais au stade. Ce n’est pas maintenant que je vais abandonner parce qu’on ne me sélectionne pas. Je serai toujours disponible quand on aura besoin de moi », a affirmé Ibrahima Camara.
Le choix de la Guinée, une évidence
Interrogé sur les rumeurs évoquant une possible naturalisation pour jouer avec la Guinée-Bissau, Koéman a été catégorique : « Avant même que je joue pour la Guinée, la Guinée-Bissau voulait que je représente leur équipe nationale, mais j’ai refusé. J’ai toujours voulu représenter ma nation. Cela me permet d’honorer ma famille, mes amis et tous ceux qui me connaissent en Guinée. »
Il a également confié avoir été approché par Bouamod, un entraîneur lié à la Guinée-Bissau, qui a tenté de le convaincre de changer de nationalité. « Ils m’ont dit que si je passais cinq ans sans être convoqué par la Guinée, je pourrais jouer pour une autre équipe nationale. Mais cela ne me traverse pas l’esprit. Mon objectif reste de défendre les couleurs de la Guinée, le pays qui m’a vu naître et grandir. »
Une relation respectueuse avec l’ancien sélectionneur
Avec sept sélections à son actif, Ibrahima Camara a également évoqué sa relation avec Kaba Diawara, ancien sélectionneur du Syli national. « On parlait, même quand il ne me convoquait pas en sélection. Il n’y a jamais eu de problème entre nous. Il faisait ses choix, et il y avait d’autres joueurs meilleurs que moi. »
Malgré son absence prolongée, Koéman reste optimiste et déterminé à répondre présent dès qu’un appel de la sélection se fera entendre.
Yonan John Traore


