Les Super Falcons du Nigeria ont confirmé leur suprématie en Afrique en s’imposant face au Maroc (2-3) ce dimanche, au stade olympique de Rabat, à l’issue d’une finale renversante. Elles décrochent ainsi leur dixième couronne continentale.
Portées par un public en feu, les Lionnes de l’Atlas ont démarré la rencontre tambour battant. Rien à voir avec l’équipe fébrile qui avait souffert en demi-finale contre le Ghana. Un pressing haut, un jeu dynamique, des transitions tranchantes… et des buts à la clé.
Dès la 13e minute, Ghizlane Chebbak, capitaine emblématique, ouvrait le score d’une frappe maîtrisée, signant son cinquième but du tournoi. Onze minutes plus tard, Sanaa Mssoudy doublait la mise pour le Maroc, déclenchant l’euphorie dans les tribunes du stade olympique de Rabat, que tout un pays rêvait de voir vibrer jusqu’au sacre.
Mais le Nigeria, fidèle à son ADN de grande nation du football africain, a su réagir en seconde période. Avec une Esther Okoronkwo étincelante, les Super Falcons ont inversé la tendance. Elle réduit l’écart sur penalty à la 64e minute, puis offre une passe décisive à Folashade Ijamilusi pour l’égalisation à la 71e.
Alors que les Marocaines pensaient reprendre l’avantage après un penalty sifflé en leur faveur pour une main nigériane, l’assistance vidéo a annulé la décision. Un tournant psychologique majeur. Quatre minutes avant la fin du temps réglementaire, Jennifer Echegini, la joueuse du PSG, crucifiait les Lionnes (88e) et offrait le titre au Nigeria.
Le coup de sifflet final laisse un stade médusé. Le Maroc, finaliste malheureux déjà en 2022 face à l’Afrique du Sud, voit une nouvelle fois le titre lui échapper.
Le Nigeria, de son côté, inscrit un peu plus son nom dans l’histoire du football féminin africain avec ce dixième trophée continental. Un record. Une dynastie.
ALSENY BALDÉ


