Le Syli national féminin poursuit sa montée en puissance. En stage à Conakry, les joueuses ont enchaîné une cinquième séance d’entraînement mercredi 8 avril 2026, au gymnase fédéral, avec en ligne de mire la prochaine Coupe d’Afrique des Nations prévue du 2 au 12 décembre 2026 en Tunisie.
Majoritairement composée de professionnelles, la sélection guinéenne travaille intensément pour poser les bases d’un collectif compétitif. Ce premier regroupement sert de socle avant une seconde phase programmée en septembre. Sur place, l’état d’esprit est jugé satisfaisant par l’ensemble du groupe.
Djenaba Touré souligne les progrès rapides : « Après ces quelques jours passés ensemble, on sent que l’équipe évolue, qu’il y a des nouvelles armes qu’on a ajoutées à l’équipe, donc c’est pas mal pour un bon début et même les nouvelles elles s’intègrent bien, elles apprennent vite et on n’a pas besoin de passer beaucoup de temps dessus, il faut faire vite parce qu’on n’a pas beaucoup de temps pour préparer la campagne. On a envie de partir avec les armes et d’être des combattantes ».
Même tonalité chez Goundoba Guirassy, satisfaite des conditions de travail : « Notre président fait tout le nécessaire pour qu’on soit très bien ici à Conakry et c’est le cas, ça faisait longtemps qu’on n’était pas venus et c’est toujours un plaisir de revenir, en tout cas on est très bien accueillis ».
Le sélectionneur Vincent Thierry insiste sur la construction progressive du groupe : « Les sensations c’est qu’on a je pense une équipe qui se construit petit à petit avec beaucoup de qualité, beaucoup de joueuses qui ont rejoint la sélection, qui sont très motivées pour représenter la Guinée à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, avec beaucoup d’ambition et franchir maintenant une étape supplémentaire en termes de résultat en Tunisie. Alors il y en a deux mots d’ordre, c’est arriver à se connaître un peu plus parce qu’en sélection nationale dans tous les sports vous savez qu’on n’a pas beaucoup de temps, donc on fait beaucoup de travail tactique, on est en train de réaliser beaucoup de montage vidéo avec Julien pour que les filles partent avec un référentiel de jeu commun qu’on essaie également de mettre en place sur le terrain et les oppositions nous permettent de voir quelles sont les joueuses qui tirent leur épingle du jeu parce qu’on a 23 joueuses puisqu’il en manque deux encore aujourd’hui, 23 joueuses il faudra en sélectionner 18, la sélection va être rude mais tant mieux pour nous. Oui, il y a des locales, il y a Mariam qui est là, il y a Kadiatou qui est là, Maciré est partie avec les juniors qui ont gagné d’ailleurs aujourd’hui contre l’Ouzbékistan.
Il y a beaucoup de relève, il y a des joueuses ici qui sont intéressantes, après ce qui leur manque, je l’ai toujours dit, c’est la culture tactique parce qu’il n’y a pas de championnat régulier, mais il y a des joueuses qui sont d’ici qui jouent maintenant en Europe aussi. Progresser en tant qu’équipe et quand on va se retrouver au mois de septembre de ne pas avoir perdu tout ce qu’on a travaillé là, gagner du temps pour la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations ».
Le Syli féminin enchaîne son stage ce jeudi soir, toujours au gymnase fédéral, avec l’objectif de maintenir la dynamique enclenchée.


