Abidjan se transforme, le temps d’un week-end, en capitale stratégique du cyclisme africain. Les 25 et 26 avril 2026, la métropole ivoirienne accueille le congrès de la Confédération Africaine de Cyclisme, un rendez-vous clé où se dessinent les contours de l’avenir de la discipline sur le continent.
Dans une dynamique de structuration et de professionnalisation, ce rassemblement réunit les principaux décideurs du cyclisme africain ainsi que des représentants de l’instance mondiale. Selon les informations de nos confrères de lesinfosdeguinee.com, parmi les figures présentes, la Guinéenne Hadja Aminata Mara, présidente de la Fédération Guinéenne de Cyclisme, marque de son empreinte ce rendez-vous continental. Sa participation traduit une volonté affirmée de positionner la Guinée dans le processus de développement du cyclisme africain.
Du côté du pays hôte, le président de la Fédération Ivoirienne de Cyclisme, Dr Allah-Kouamé, pilote un événement d’envergure qui s’annonce déterminant. La présence du président de l’Union Cycliste Internationale, David Lappartient, renforce d’ailleurs le poids institutionnel de ce congrès, signe de l’intérêt croissant porté au cyclisme africain sur la scène mondiale.
Au-delà des discours, les enjeux sont concrets. Un congrès extraordinaire est programmé ce dimanche 26 avril pour l’élection du président d’honneur de la CAC. Dans la foulée, le comité directeur devra se prononcer sur un dossier stratégique : la délocalisation du siège de l’instance, actuellement basé au Caire, vers Abidjan. Une décision qui pourrait redessiner la cartographie administrative du cyclisme africain.
Les travaux porteront également sur les grandes priorités du secteur : modernisation des infrastructures, formation des athlètes, gouvernance et renforcement des synergies entre fédérations. Autant de chantiers essentiels pour hisser le niveau du cyclisme africain et améliorer sa compétitivité à l’international.
Dans ce contexte, la présence active de Hadja Aminata Mara apparaît comme un signal fort. Elle illustre une ambition : faire de la Guinée un acteur engagé dans la transformation du cyclisme continental. Un engagement qui, à terme, pourrait se traduire par une meilleure structuration de la discipline au niveau national.
Abidjan ne se contente donc pas d’accueillir un congrès. La ville s’impose, le temps de ces assises, comme un véritable carrefour décisionnel où se joue une partie de l’avenir du cyclisme africain.


