De retour au pays après son sacre international IBF décroché au Ghana, Ibrahima Bea Junior Diallo a été accueilli en véritable héros à Conakry. Porté par un héritage familial fort et une victoire de référence à l’extérieur, le boxeur guinéen s’inscrit désormais dans la lignée des grands, vingt-sept ans après le titre de son père, Bea Diallo.
Ce sont les propos d’Ibrahima Bea Junior Diallo, nouveau champion international de la boxe IBF. Le boxeur guinéen est revenu à Conakry le samedi 27 décembre 2025 en provenance du Ghana, théâtre de son exploit. À son arrivée, il a été accueilli en héros par une foule venue nombreuse pour l’encourager, le saluer et le féliciter pour sa performance de haut niveau.
Un sacre construit dans l’adversité et assumé avec autorité. « Une grande fierté, surtout que c’était un gros défi pour moi d’aller sur place là-bas au Ghana contre un adversaire ghanéen. Après tout le trash talk qu’il y a eu sur la semaine du combat, où il disait qu’il allait m’arracher la tête, ceci, cela, on a répondu présents sur le ring et on a ramené la ceinture à Conakry comme c’était prévu », confie le champion, lucide et serein après l’effort.
Cette victoire prend une dimension symbolique particulière. Vingt-sept ans après le sacre de son père, Bea Diallo, Ibrahima Bea Junior inscrit à son tour son nom dans les classements mondiaux IBF. « C’est une immense fierté, un grand honneur, et c’est que le début d’une belle aventure, Inch’Allah », ajoute-t-il, conscient de la portée historique de son succès.
Invaincu en carrière professionnelle, le Guinéen affiche une foi et une méthode qui forcent le respect. « Au niveau des limites, je pense que c’est Dieu qui pose les limites. Nous, en tant qu’êtres humains, on n’a qu’à s’entraîner, faire le nécessaire et derrière les résultats tomberont », explique-t-il, avant d’insister : « Moi, je crois au travail, je crois en Dieu. Je mets le travail en place et derrière les résultats suivent, Alhamdoulilah. »
Désormais classé, Ibrahima Bea Junior Diallo regarde déjà vers l’avenir. « Les prochains objectifs, c’est de confirmer mon classement mondial. On va rentrer dans le top 15 à la prochaine convention IBF. Après, c’est continuer à monter dans les classements petit à petit et, d’ici deux ans, viser une chance mondiale, Inch’Allah. »
Au-delà de la performance sportive, le champion se veut porteur d’espoir. « Aujourd’hui, si je me bats, ce n’est pas seulement pour moi. Quand je monte sur le ring, je sais qu’il y a toute la Guinée derrière moi », rappelle-t-il, avant de conclure sur une ambition collective : aider la jeunesse et contribuer au plein potentiel du sport guinéen.


