Le nouveau sélectionneur du Syli national, Paulo Duarte, s’est présenté ce samedi 30 août 2025 devant la presse guinéenne à Kampala, au quartier général de l’équipe. Arrivé dans la capitale ougandaise dans la nuit de vendredi à samedi, le technicien portugais a exposé son plan suivant les objectifs qui lui sont fixés : qualifier la Guinée à la CAN 2027 et hisser l’équipe dans le top 10 africain du classement FIFA d’ici la fin de son mandat de deux ans. Le Syli national, en regroupement pour la fenêtre FIFA de septembre, affrontera la Somalie le 5 septembre au Mandela National Stadium avant de recevoir l’Algérie au Maroc, le 8 septembre, pour les 7e et 8e journées des éliminatoires du Mondial 2026.
Sur sa vision et la construction d’un projet durable, Paulo Duarte a posé le décor :
« C’est un travail à long terme, mais nous devons aussi apporter une réponse immédiate. Pas dans un mois, c’est certain. Peut-être dans six ou sept mois, avec l’objectif d’entrer dans la phase de qualification pour la prochaine CAN (2027), en nous affirmant comme la bonne équipe que nous sommes. »
Sur les joueurs présents pour les deux matches et le respect du groupe
« Je veux compter sur les joueurs qui sont là. Je dois leur donner le maximum de respect, à ceux qui ont accepté de venir à ce match (…). Ce n’est pas au joueur de choisir le moment pour venir. Une équipe, ce n’est pas comme ça. C’est l’entraîneur qui choisit le moment d’inviter un joueur, parce qu’il est en forme ou pas. Un joueur ne peut pas décider de venir quand il veut. »
Et de préciser : « Ce n’est pas une critique, mais une évaluation honnête. Le mauvais moment, quelle qu’en soit la raison, n’est pas acceptable. C’est justement dans ces moments difficiles que le pays a besoin de ses guerriers. »
« Ce n’est pas quand on gagne… »
« Quand on gagne, tout le monde veut être sur la photo, tout le monde veut prendre des photos. C’est facile de jouer et de paraître. Mais c’est dans les moments difficiles, comme celui que nous vivons, qu’on a besoin des hommes. Nous venons de perdre la qualification pour la Coupe du monde. Mathématiquement, c’est encore possible, mais pratiquement difficile. Il faudrait gagner les quatre derniers matchs et qu’une équipe comme l’Algérie perde les siens. Je ne suis pas là pour mentir ou faire de fausses promesses. »
Le rôle des joueurs expérimentés
« C’est à ce moment-là que les plus expérimentés doivent venir. Je n’ai pas ressenti cela, et c’est ce qui me fait mal. Comme entraîneur, je n’ai jamais vu ça. »
S’il déplore certaines attitudes sans nommer, il ne ferme toutefois pas la porte :
« J’ai écouté les explications. J’ai écouté les raisons. Mais un jour, nous allons renouveler cette équipe. Pas dans deux ou trois mois, mais le moment viendra. Si ce sont les jeunes de Guinée, comme ce petit Bachir (un des deux locaux qu’il a convoqués) et d’autres, nous verrons la réponse qu’ils donneront. Et un jour, ceux qui hésitent aujourd’hui viendront frapper à ma porte. Ce ne sera pas moi qui inviterai, mais j’attendrai qu’ils m’appellent pour dire : “Coach, je suis disponible.” Alors, je choisirai s’ils entrent ou pas. »
Un message ferme…
« Parce que quand on perd quelque chose, il faut être plus fort. Je n’ai pas senti cela ici, et ça m’a rendu triste. Je parle comme entraîneur. Les supporters veulent la meilleure équipe, et il n’y a pas de coach qui ne veut pas la meilleure équipe. Mais je dois respecter au maximum les joueurs présents. Plus ou moins de qualité, plus ou moins de solutions, plus ou moins d’options offensives ou défensives, peu importe. Ce sont eux qui sont là. Ce sont eux qui ont montré leur visage pour cette double confrontation. »
Hamidou BANGOURA (Kibola), Kamapala, pour africasport.org


