Ce lundi 19 mai 2025, la Guinée a marqué l’histoire en accueillant pour la première fois le Championnat d’Afrique de Boxe des jeunes au Palais des Sports. Un événement de grande envergure rehaussée par la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Keamou Bogola Haba, du président de la Confédération africaine de boxe et d’autres amoureux de la discipline. Cependant, l’image de cette cérémonie d’ouverture a été ternie par un fait regrettable : les athlètes guinéens ont défilé vêtus de maillots de football arborant le logo de la Fédération guinéenne de football. Une scène qui a suscité indignation et critiques.
Le président de la Fédération guinéenne de boxe, Mamadou Alpha Baldé, a exprimé sa fierté face à cet événement inédit tout en justifiant cet accroc. « Les équipements ont été commandés en Sri Lanka, mais des retards liés au transport par la compagnie aérienne ont empêché leur livraison à temps », a-t-il expliqué, attribuant la faute à des imprévus logistiques. Cette explication n’a pas convaincu les observateurs qui jugent inadmissible que le pays hôte d’une telle compétition présente ses athlètes dans une tenue inappropriée.
Un contraste entre fierté et maladresse
Malgré ce faux pas, Mamadou Alpha Baldé a exprimé son enthousiasme quant à la portée de ce championnat. « C’est une marque de confiance envers notre pays », a-t-il souligné, évoquant l’importance de cet événement pour rehausser l’image de la Guinée à l’international. Le président a également rappelé que le championnat s’inscrit dans une démarche de promotion de la boxe et de formation des jeunes talents africains.
Cependant, le manque de professionnalisme dans la gestion des tenues officielles ternit cet objectif. En arborant des maillots de football, les athlètes guinéens ont offert une image brouillée qui pourrait nuire à la crédibilité du pays sur la scène internationale. « Ce n’est pas digne d’un pays organisateur », a commenté un observateur. Ce détail logistique, bien que secondaire, envoie un message contradictoire sur le sérieux de l’organisation.
Un événement à potentiel, mais des leçons à tirer
Le championnat, qui se poursuivra jusqu’au 26 mai, réunit des délégations de pays tels que le Ghana, la Tunisie, la Libye, l’Afrique du Sud et l’Éthiopie. L’enjeu est de taille pour la Guinée, qui souhaite marquer les esprits par des combats de haut niveau. Néanmoins, cette maladresse dans la préparation des équipements soulève des interrogations sur la capacité du comité d’organisation à anticiper les imprévus.
À l’avenir, il sera crucial de tirer les leçons de ces erreurs pour éviter que des détails logistiques ne viennent ternir des événements d’une telle importance. Pour l’heure, les regards sont tournés vers les performances sportives, dans l’espoir que les pugilistes guinéens sauront redorer l’image de leur nation.
Les combats démarrent ce mardi à 16H au palais des sports, sis dans la cour du stade du 28 septembre à Dixinn.




