L’édition 2026 du tournoi REDT réunit dix nations ouest-africaines dans la capitale bissau-guinéenne. La Guinée, bien représentée, entend jouer sa carte à fond dans cette compétition dédiée à la promotion de la lutte chez les jeunes.
À son arrivée, la délégation guinéenne a rapidement pris ses marques. « Depuis notre arrivée ici, vendredi dernier, tout se passe bien. Nous avons été bien accueillis et bien logés. Le moral de mes poulains est au top, chacun d’eux est conscient de l’enjeu. Nous avons démarré les entraînements et je puis rassurer que tous mes éléments sont en forme. La lutte, c’est la fête et nous sommes prêts pour ça. »
Sur le plan sportif, les objectifs sont clairement définis : préparer l’avenir tout en visant des résultats immédiats. « Comme objectifs, c’est d’une part d’aider les enfants à acquérir plus d’expériences à quelques mois des prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar et d’autre part de faire flotter le drapeau de la Guinée dans le ciel bissau-guinéen. Cela passe tout naturellement par de très belles prestations qui seront couronnées par des médailles. »
Le groupe guinéen est composé exclusivement de jeunes talents U17 : Kadiatou Soumah (-65 kg), Mamadou Samba Diallo (-65 kg) et Aboubacar Demba Camara (-92 kg).
Conscient de l’enjeu, le technicien guinéen lance également un appel au public : « Je demande à tous nos compatriotes où qu’ils soient d’être de cœur avec la sélection nationale de lutte de la Guinée. Ce tournoi REDT est une grande compétition. Il sera animé par des lutteurs et lutteuses venus de neuf (09) pays en plus du pays organisateur. Je rassure tout le comité exécutif de la Féguilutte que nous allons bien représenter notre pays. »
Enfin, Mouctar Diallo interpelle les autorités sur la nécessité de soutenir davantage la discipline : « J’invite humblement les autorités à divers niveaux de se tourner vers les sports de combat. La lutte mérite aussi une grande attention de la part des autorités du ministère des Sports. Sans de véritables moyens, ce sera vraiment difficile pour ce sport de se développer comme il le faut. J’invite le Président de la République, le capitaine Mamadi Dombouya, à voler à notre secours afin que nos peines administratives soient amoindries les fois à venir. »
De Cotonou (Bénin), Gilles Biguézoton pour www.africasport.org


