La Confédération Africaine de Football (CAF) profitera de son Assemblée générale prévue ce samedi 30 août 2025 à Nairobi pour lancer officiellement le processus de candidature aux éditions 2029, 2031, 2033 et 2035 de la Coupe d’Afrique des Nations. L’annonce interviendra quelques heures avant la finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2024) au stade de Kasarani.
Déjà des candidats déclarés
Bien que l’appel officiel n’ait pas encore été publié, plusieurs pays se positionnent déjà :
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Éthiopie : le gouvernement et la fédération ont confirmé leur candidature pour 2029, avec un vaste plan de construction et de rénovation de stades. Le Premier ministre Abiy Ahmed a même lancé une campagne nationale de soutien.
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Angola : Patrice Motsepe a publiquement encouragé Luanda à se porter candidate. Hôte de la CAN 2010, le pays dispose d’infrastructures solides et d’une expérience reconnue.
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RDC et Congo : les deux voisins envisagent une candidature conjointe pour 2029, afin de mutualiser leurs capacités d’accueil.
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Zambie (avec le Botswana) : Lusaka a plusieurs fois évoqué l’idée d’une candidature, seule ou conjointe, pour revenir sur la scène continentale.
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Guinée Équatoriale : après avoir accueilli la CAN 2012 (co-organisation) et 2015, Malabo souhaite également recevoir une nouvelle édition, à l’horizon 2029 ou 2031.
Ces intentions confirment que la bataille pour accueillir la plus prestigieuse compétition du football africain sera intense.
Et la Guinée dans tout ça ?
Retirée de l’organisation de la CAN 2025 en raison de retards accumulés, la Guinée n’est pas totalement écartée. Conakry peut se repositionner sur l’une des éditions 2029-2035, à condition de répondre aux exigences de la CAF :
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livrer au moins six stades conformes, dont deux de plus de 40 000 places ;
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assurer les infrastructures d’accueil (hôtels, transport, aéroports) ;
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présenter un calendrier clair et crédible pour la réalisation des chantiers.
La question demeure : la Guinée saura-t-elle convaincre la CAF de lui redonner sa chance dans la prochaine décennie ?
Une stratégie plus large de la CAF
En ouvrant simultanément les candidatures pour quatre éditions, la CAF veut donner davantage de visibilité aux pays intéressés. Cette démarche permet d’anticiper les investissements, de mobiliser des partenariats financiers et de présenter des dossiers plus solides. Après le projet PAMOJA (Kenya – Ouganda – Tanzanie), retenu pour 2027, l’instance pousse aussi vers des co-organisations régionales pour réduire les coûts et élargir l’impact infrastructurel.
ALSENY BALDÉ


