Au lendemain de la sortie médiatique du président de la Fédération guinéenne de boxe, Alpha Amadou Baldé, et de son secrétaire général Ousmane Niang, Boubacar Biro Barry, qui se présente toujours comme secrétaire général de l’instance, a répliqué ce mercredi 20 mai 2026 lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Fédération guinéenne de karaté. Au cœur de son intervention : réaffirmer la suspension des dirigeants annoncée par African Boxing et défendre la démarche de normalisation engagée.
Face aux journalistes, Boubacar Biro Barry a contesté les déclarations faites la veille par Alpha Amadou Baldé, notamment sur la non-reconnaissance d’African Boxing.
« Il a participé à leur congrès, il a participé à leur assemblée générale. Donc, je ne vois pas pourquoi il participerait à l’assemblée générale d’une instance qu’il ne reconnaît pas. Il reconnaît African Boxing, c’est juste qu’aujourd’hui, il a décidé de ne plus la reconnaître parce qu’ils l’ont suspendu », a-t-il affirmé.
S’appuyant sur ce qu’il présente comme un travail engagé depuis plusieurs années, Boubacar Biro Barry estime que les alertes avaient déjà été transmises aux autorités nationales avant la saisine des structures internationales.
« Nous avons alerté pendant deux ans, nous avons informé pendant deux ans. Nous ne pouvons pas juste sortir n’importe comment et communiquer n’importe comment », a-t-il déclaré.
Le responsable a également annoncé qu’une procédure de normalisation serait actuellement en cours pour tenter de sortir la boxe guinéenne de la crise institutionnelle.
« Aujourd’hui, nous avons une procédure de normalisation en cours, initiée par les instances internationales. Procédure de laquelle nous avons informé le ministère et le comité olympique. Malheureusement, à date, monsieur Alpha Amadou Baldé a refusé de s’y associer, sous prétexte qu’il ne reconnaît pas les instances internationales », a-t-il soutenu.
Selon lui, plusieurs démarches auraient été menées auprès des autorités sportives nationales avant cette orientation.
« Nous avons attiré l’attention des autorités sur ce problème, nous avons attiré l’attention du comité olympique. Malheureusement, nous n’avons pas eu gain de cause. C’est pour ça que nous nous sommes tournés vers les instances internationales », a-t-il expliqué.
Enfin, Boubacar Biro Barry appelle désormais à une sortie de crise encadrée par les textes nationaux.
« La loi en Guinée a des dispositions à la portée du ministère pour régler ce genre de problème. Il faut qu’on se base sur nos textes, il faut qu’on se base sur les lois du pays pour sortir de cette crise », a-t-il conclu.


