Une crise de gouvernance secoue la Fédération guinéenne de boxe, marquée par l’existence de deux dirigeants se réclamant chacun « élus» et «légitimes ». Ce jeudi, le différend a quitté le ring pour se retrouver devant le Tribunal de première instance de Kaloum, où les deux protagonistes auraient été entendus selon nos informations. Les motifs exacts de la plainte restent toutefois inconnus.
Du ring de boxe au Tribunal de première instance de Kaloum. La crise de gouvernance qui secoue la Fédération guinéenne de boxe a désormais pris une tournure judiciaire.
L’instance fédérale est actuellement confrontée à une situation de bicéphalisme, avec deux dirigeants se réclamant tous les deux «élus » et « légitimes ».
À 11 h 30, ce jeudi, notre reporter s’est rendu au Tribunal de première instance de Kaloum afin d’en savoir davantage sur les raisons ayant conduit cette affaire sportive devant une juridiction de droit commun.
Selon les informations recueillies sur place, l’un des deux présidents aurait porté plainte contre l’autre. Toutefois, aucune de nos sources n’a été en mesure de préciser les motifs de cette procédure judiciaire.
À 12 h 30, sur place, nous avons appris que les deux protagonistes avaient été entendus devant le TPI de Kaloum. Peu avant 13 heures, il nous a également été indiqué que la séance avait été suspendue et qu’une décision devait être rendue à 13 h 30.
Mais aucune décision n’a finalement été annoncée à l’heure indiquée. Aux dernières nouvelles, l’affaire a été renvoyée au vendredi 24 juillet 2026, probablement pour le verdict.
Présents au tribunal, les deux dirigeants n’ont fait aucune déclaration à la presse sur place.
Par ailleurs, une question essentielle demeure : pourquoi un différend lié à la gouvernance d’une fédération sportive se retrouve-t-il devant une juridiction ordinaire alors qu’il existe un Comité national olympique et sportif guinéen ?
L’évolution de cette affaire devrait apporter davantage d’éclaircissements sur les contours de cette crise qui divise actuellement la boxe guinéenne.


