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Interview : son élection, ses ambitions, des compétitions à venir… « Veron Diaby » nous parle à cœur ouvert  

Le bureau exécutif du district du football de Matoto a été mis en place la semaine dernière. Un comité constitué de 7 membres. La présidence de cette institution footballistique de la plus grande circonscription communale du pays est confiée à Ibrahima sory Diaby. L’heureux élu a accordé un entretien à notre rédaction. Celui qu’on appelle affectueusement « Veron » dégage ses ambitions et dit comment il compte réorganiser le foot Ball dans sa juridiction.

Entretien…

Cette élection à la tête du district de Matoto représente quoi pour vous ?

Ibrahima sory Diaby :  Tout d’abord, c’est un honneur pour moi aujourd’hui d’être propulsé à la tête du district de football de la plus grande circonscription communale de la Guinée. Pour moi c’est une fierté et un honneur qui n’a pas de fin à mon jeune âge de diriger la destinée du football de Matoto. C’est un rêve d’enfance qui s’est réalisé.

Est-ce que vous avez une pression aujourd’hui en tant que jeune d’être le premier magistrat du football à Matoto ?

Ibrahima sory Diaby :  D’une part c’est une pression puisque les membres statutaires ont porté leur choix sur ma modeste personne. C’est tout simplement parce qu’ils ont confiance en moi même si le chantier semble être gigantesque. Il faut le reconnaitre. Ils pensent que je serai capable de faire sortir le football de Matoto dans l’ornière. D’autre part, je dirai que ce n’est pas une pression dans la mesure où si tu es un entraineur tu n’auras pas peur de cette pression. Pour moi c’est notre lot quotidien, on le vit.

Dites-nous comment vous êtes arrivés à avoir la confiance des membres statutaires ?

 Ibrahima sory Diaby : Je pense que ce sont mes efforts qui ont été récompensés par les membres statutaires rien d’autres.  Je suis à Matoto depuis plusieurs années maintenant, c’est là j’ai joué, après je suis devenu formateur, puis entraineur et administrateur du stade kabinet Kouyaté tout le monde me connait dans le domaine du football et je ne veux pas vraiment mélanger les choses. Je ne connais que le football rien d’autres. Après tout ce que nous avons vécu pendant plus d’une décennie c’est possible de révolutionner le football dans cette commune de Matoto qui en a tant besoin.

Quelle va être votre mission à la tête de cette instance ? Que comptez-vous faire en premier lieu ?

Ibrahima sory Diaby :  notre mission principale c’est d’avoir un club dans l’élite du football guinéen d’ici la fin de notre mandat. On a une équipe en l’occurrence l’AS Matoto qui est là, qui traine depuis plusieurs années. Avec notre petite expérience on se battra pour booster cette équipe communale là.  Même s’il y a d’autres équipes privées comme l’AS Bassano, le sporting de Matoto, espoir de Tanènè. Mais tenez-vous bien l’AS Matoto reste et demeure l’équipe de la commune. Je sais pertinemment que ça ne sera pas facile mais si la volonté y est c’est le plus important mais on se battra tout de même jusqu’au bout pour atteindre nos objectifs.

Quelles sont les stratégies que vous mettrez en place pour réussir votre mission ?

 Ibrahima sory Diaby : nous sommes aux nombres de 7 au sein de notre bureau exécutif et les commissions que nous allons mettre en place. Nous avons travaillé sur une commission de réflexions et de stratégie qui va faire des propositions dont moi-même je fais partie. C’est à l’issue de ce travail que nous allons faire une feuille de route que nous soumettrons à la commune et  à notre tutelle la Fédération Guinéenne de Football. C’est ainsi que nous allons voir comment ils pourront nous accompagner. Nous envisageons d’ailleurs de faire un programme trimestriel au lieu annuel. Même si nous ferons une chose dans les trois mois il faut que ça soit bien fait.

Et si on vous demandait de faire un bilan du bureau sortant qu’allez-vous dire ?

Ibrahima sory Diaby : je ne vais pas m’aventurer à déjà critiquer le bureau sortant, ils ont fait ce qu’ils ont pu. Ce n’est pas vraiment facile de gérer le football dans notre pays. Un pays où le sport n’est pas une priorité pour les autorités. Nous, on essayera de faire ce que ceux-ci n’ont pas pu faire si Dieu nous donne la chance et la baraka. J’avoue que nous sommes tombés dans un désert très vaste où il n’y a rien. Pour le moment on tentera de poser les jalons, les résultats ne seront pas maintenant et tout de suite. Pour y arriver il faut faire appel à toute la jeunesse sportive de Matoto, les autorités communales et les personnes de bonnes volontés pour pouvoir changer l’image du football dans la commune.

Avez-vous eu une rencontre avec les autorités communales de Matoto ?

Ibrahima sory Diaby :  On a eu une réunion avec le maire de la commune urbaine de Matoto qui nous a rassurés de sa disponibilité. Il nous a promis qu’il ne ménagera aucun effort pour nous accompagner pour accomplir cette mission. Pour lui, nous représentons la jeunesse de Matoto à ses yeux. Chose qui nous a beaucoup soulagés.

À part le maire de la commune, Quels autres appuis   avez-vous eu depuis votre élection ?

Ibrahima sory Diaby : Ils sont nombreux aujourd’hui dans la commune de Matoto qui est peiné comme nous de voir cette circonscription comme la nôtre qui n’a pas un club digne de nom. Beaucoup se sont portés volontiers pour nous accompagner on a commencé à nouer les contacts déjà. On va se mettre rapidement au travail. Tenez-vous bien même si on a tous les moyens si on n’est pas bien organisé aussi ça va être très compliqué.  On va entamer des formations à tous les niveaux pour aller à l’assaut désormais pour permettre à l’AS Matoto de retrouver l’Elite du football guinéen. Qui veut aller loin aujourd’hui doit absolument se former. Nous allons nous battre pour catégoriser les différentes formations. 

Comment comptez-vous faire pour que le football de Matoto retrouve l’Elite du football guinéen ?

Ibrahima sory Diaby : nous allons associer des spécialistes dans des commissions de travail qui vont nous aider pour la bonne marche de notre structure pour mieux cerner la situation. On va s’inspirer des grandes instances du football, on va mettre des commissions de compétitions, de communication, juridique, médicale, arbitrale entre autres. À la tête de chaque commission, il y aura un spécialiste en la matière qui travaillera avec le comité exécutif du district du football de Matoto pour essayer d’aller vers le sens de la marche.

Dites-nous comment vous êtes arrivés à avoir la confiance des membres statutaires ?

Ibrahima sory Diaby :  Je pense que ce sont mes efforts qui ont été récompensés par les membres statutaires, rien d’autres.  Je suis à Matoto depuis plusieurs années maintenant, c’est là j’ai joué, après je suis devenu formateur, puis entraineur et administrateur du terrain de Sangoyah (jusqu’à maintenant) tout le monde me connait dans le domaine du football et je ne veux pas vraiment mélanger les choses. Je ne connais que le football rien d’autres. Après tout ce que nous avons vécu pendant plus d’une décennie c’est possible de révolutionner le footBall dans cette commune de Matoto qui en a tant besoin.

Faites nous l’état des lieux du football dans la commune de Matoto

Ibrahima sory Diaby : J’avoue que le football à Matoto est entrain de dormir. Il faut se battre pour animer la cité. On a même commencé a initié des compétitions qui vont être joués tous les ans, notamment la coupe du maire, le tournoi inter quartier des compétitions que nous allons pérenniser. Mais aussi et surtout la compétition des jeunes. Nous demandons aux personnes de bonnes volontés de nous aider à avoir des infrastructures adéquates. Les terrains existent à Matoto mais ne sont plus règlementaires. Vous savez qui parle de sport doit forcément parler des aires de jeu.

Avez-vous un message à l’endroit de la jeunesse de Matoto ?

Ibrahima sory Diaby : Pour moi c’est une chance pour la jeunesse de Matoto d’avoir un jeune à la tête de leur structure du football, avec lequel ils peuvent venir discuter dans le sens d’amener ce football là où il doit être. Moi seul, je ne peux rien. Nous devons conjuguer les efforts, je peux avoir les plans, l’expérience, la politique et tout mon savoir-faire si je n’ai pas des personnes intègres et volontaire autour de moi on ira nulle part. Même si le bilan on le sait c’est le président qui aura des comptes à rendre. Je rends hommage à toutes les personnes qui se sont battues pour la cause du football jusqu’aujourd’hui. C’est une victoire pour tout le monde et nous aussi on fera de notre mieux pour laisser notre trace.

Entretien réalisé par ALSENY BALDE pour africasport. org

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