Le président de la Fédération guinéenne d’esport est revenu sur le parcours de son institution, de 2009 à 2026, tout en insistant sur le rôle stratégique de l’esport dans le développement du numérique, de l’éducation et de la cybersécurité. Il a également appelé à une meilleure intégration des acteurs du secteur dans les politiques publiques liées au digital.
Moussa Camara revendique un parcours construit sur des bases solides
Le président de la Fédération guinéenne d’esport, Moussa Camara, a animé une conférence de presse samedi 25 juillet 2026 à la Maison commune des journalistes, à Conakry. Face aux hommes de médias, il a dressé le bilan des activités de son institution depuis 2009 et défendu le travail accompli en faveur du développement de l’esport en Guinée.
Selon lui, la fédération a bâti son développement sur des fondations solides.
« On ne peut pas construire un écosystème durable si on n’a pas un socle qui est bien bâti. Le socle prend en compte une histoire qui n’est pas inventée, mais qui est factuelle et établie. Nous avons travaillé, nous avons fait des résultats, nous avons été assujettis à un contrôle et nous avons respecté les obligations des institutions de la République », a déclaré Moussa Camara.
Le dirigeant explique que cette conférence visait également à rappeler le potentiel dont dispose la Guinée dans le domaine de l’esport et des métiers du numérique.
« La Guinée a un potentiel. Il faut savoir d’où nous venons, où nous voulons aller et surtout avec quels moyens », a-t-il souligné.
« L’esport est bien plus que du divertissement »
Face aux nombreuses idées reçues autour de la discipline, Moussa Camara a tenu à expliquer ce qu’est réellement l’esport.
« L’esport, c’est la branche du gaming. C’est l’utilisation des jeux vidéo pour se divertir, mais aussi pour former, éduquer et sensibiliser. On parle également de ludo-éducation : éduquer à travers le jeu », a-t-il expliqué.
Le président de la fédération estime que les technologies issues du gaming sont aujourd’hui utilisées dans plusieurs secteurs, notamment la formation professionnelle grâce aux simulateurs, ainsi que dans différents domaines nécessitant des outils numériques de simulation.
Pour illustrer son propos, il a insisté sur la nécessité de dépasser la simple perception ludique des jeux vidéo.
« Nous voulons que l’on comprenne que l’esport, ce n’est pas seulement le divertissement. C’est bien plus que cela », a-t-il affirmé.
Un plaidoyer pour intégrer les acteurs de l’esport aux politiques numériques
Au-delà de la pratique compétitive, Moussa Camara considère que les compétences développées dans l’écosystème de l’esport peuvent contribuer aux enjeux numériques du pays.
Il a notamment évoqué les questions liées aux réseaux, à la cybersécurité et à la qualité des infrastructures Internet.
« Nous devons, en tant qu’acteurs de l’esport, prendre part aux discussions. L’atterrissage du câble sous-marin, il faut que nous soyons là pour apporter notre expertise. Ce que nous faisons, ce n’est pas seulement envoyer des mails ou publier des vidéos sur Facebook, c’est aussi garantir la qualité des connexions et comprendre les infrastructures numériques », a-t-il soutenu.
Le président de la fédération a également indiqué poursuivre un master en cybersécurité, estimant que plusieurs professionnels issus de l’univers du gaming exercent aujourd’hui dans des secteurs stratégiques.
Enfin, Moussa Camara a lancé un appel en faveur d’une meilleure reconnaissance des acteurs de l’esport en Guinée. « Ce que nous souhaitons, c’est rétablir la vérité, faire en sorte que les jeunes Guinéens puissent travailler ensemble. Pour cela, il faut que la vérité soit dite et que nous nous sentions intégrés dans cette volonté », a-t-il conclu.


